Akon: Freedom (A un poil du classique)

Sorti en 2009 Freedom est le 3ème album studio du chanteur américain d’origine sénégalaise Akon. Pour cet opus, l’artiste a fait le pari de la diversité, de la variété. Pour rappel, la tendance est résolument à l’électro / Euro-Pop et Akon y a fortement contribué à travers des hits qu’il a produit pour Kardinal Offishal (Dangerous) et Colby O’Donis (What You Got) mais aussi Lady Gaga qu’il a révélé et avec qui il écrit le hit  » Juste Dance  » a fait un immense CARTON.
Sur freedom Il y avait donc des cartons dance floor comme Beautiful, Right now Nanana ou keep you much longer (Remixé en Stereo Love par Edward Maya et Vika Jigulina), sexy bitch avec l’inévitable David Guetta trop portés sur la tendance et assez peu inspirés en fin de compte, des purs sons dans le style Rap chanté ou chant rappé de Akon comme i’m so paid ou le sous-estimé Birthmark, et même des ballades qui caressent les oreilles comme sunny day et be with you.
Le problème quand on explore tant de registres différents c’est le manque de cohérence globale qui en découle. Certes, chacun des styles pris dans leur individualité fonctionnent bien, mais lorsqu’ils sont dans le même album, ils se marchent sur les pieds.
On se retrouve donc avec un album plus ou moins passe-partout mais qui manque vraiment d’identité et en fin de compte n’est pas le classique qu’on était en droit d’espérer d’un tel artiste. Freedom, le rendez-vous raté? Il y a des chances…
Cela dit, était-ce vraiment la question voire l’intention de base? On pourrait dire non, parce qu’au-delà du fait que l’électro pop soit la  » musique facile  » qui vend, Akon avait clairement un certain amour pour ce genre.Et il allait de soit que ça allait transparaître dans l’album. D’ailleurs certains de ses titres électro ont bien marché, et c’est à saluer, vu qu’à la base Akon vient d’un univers musical différent.
En définitive, Freedom était un peu un challenge, un exercice de style. Le titre est donc plus que révélateur, l’artiste s’est lâché et a proposé de la musique qui le faisait kiffer. Et à défaut d’en avoir fait un classique (ce qui était peu probable vu l’intention du départ) on peut dire que Akon a assuré.
Alors non, Freedom n’est pas un classique mais il est résolument un bon album fait avec amour et passion et rempli de bienveillance et de liberté. Rarement disque n’aura aussi bien porté son nom.

Pourquoi the Blueprint est mon album de Rap préféré.

1-La musicalité
Je suis tombé amoureux du style new yorkais, du hip hop soul en général, avec cet opus. Quelle claque! Des samples soul à tous les étages, des mélodies magnifiques, des prods taillées au couteau mettant en valeur le flow posé et maîtrisé caractéristique de l’artiste. Jay-Z est un maître rappeur et si reasonable doubt avait fini de l’introniser comme l’un des tous meilleurs de la east Coast, voire le meilleur (avec Nas), the Blueprint est THE consécration. Jigga ne chante peut-être pas mais les refrains sont merveilleusement rythmés par des grandes voix de la soul. Mention spéciale pour Ain’t no love/heart of the City (que seuls les consommateurs d’album peuvent connaître 😉, les bouffeurs de single quittez!)
En même temps quand tu ramènes Just Blaze, Bink, Poke and Tone et… Kanye West, forcément C’est VIOLENT!
2- la prise de position
Tout est dans la tracklist. Premier titre: the ruler is back. Un gros posage de couilles sur la grande table du rap game en mode « fini la récré les garçons, le boss est de retour. » Deuxième titre: the takeover. Une prise de contrôle claire et assumée du game avec de jolies petites piques à son « rival » Nas (il s’en mordra les doigts mais tchai the takeover est plus pertinent dans la démarche que Ether la réponse cinglante de Nas, la suite des carrières l’a prouvé) par la suite il enchaîne des egotrips de patron avec izzo (et son clip mémorable où il arbore le maillot des New york knicks) et that nigga Jigga au point où je pense que Renegade est un peu à contretemps. Parce que oui, quand tu répète et PROUVE que tu es le boss dans un album et que vers la toute fin tu te fais éclater la gueule sur feat avec une étoile montante c’est assez chaud quand même. Petit bémol pour le coup même si c’était quand même couillu de le mettre sur l’album.
3- la qualité globale du disque
The Bluprint est l’un de ces rares albums dont tous les titres sont excellents. Il a littéralement 00 point faible, 00 track parasite, 00 son qui te sort de l’album. Du coup, il est particulièrement savoureux de l’écouter d’une traite. C’est comme si tu te prenais une gifle à chaque piste. Comme je le disais au paragraphe précédent, avec cet album Hova a prouvé que c’était Lui le boss et musicalement il faut être de mauvaise foi pour affirmer le contraire.
4- le caractère intemporel
Balance du takeover, du izzo en boite en 2025 ou du song cry, ou un mama loves me dans ta gova, obligé tu lâches ton plus beau sourire et tu bouge la tête. The Blueprint porte bien son nom, carré, précis, ciselé et tellement maîtrisé. Bref cet album est mythique, je suis prêt à parier que Pac ou Biggy l’auraient validé s’ils étaient encore là. Ceci dit pas sûr que Jay-Z se serait installé au sommet de la chaîne alimentaire si Notorious était resté en vie.
En un mot comme en 100, selon Damian (Je parle de moi à la 3ème personne tu vas faire quoi?), The Blueprint est le chef-d’oeuvre de la carrière d’un des meilleurs rappeurs de tous les temps. Ok, il a beaucoup plus de classiques que « Juste » the Blueprint  mais cet album est la parfaite synthèse de TOUT CE QUI FAIT Jay-Z, l’accomplissement ULTIME d’un ARTISTE au sommet de son ART.
Si vous n’avez jamais écouté the Blueprint courez découvrir cette merveille. Et pour les initiés qui l’ont déjà écouté, allez faites vous un kiff réécoutez le, il y a toujours une sensation nouvelle ou une subtilité à redécouvrir.
Chapeau l’artiste, merci pour ce classique!

Dans la NGRTD…

« toc toc toc 

  • qui est là?
  • Darius, Monsieur
  • Qui y a-t-il ?
  • Vos invités vous attendent monsieur.
  • Ok, installe les, je suis à eux dans une minute. Et euh…Darius?
  • Monsieur
  • Tu es v…euh non…Sers leur à boire, quelque chose de fort de préférence
  • Bien Monsieur,

Bienvenue à tous!!!

Aujourd’hui je réveille le mélomane qui dort en moi, et Dieu sait que les nuits de ce bonhomme sont agitées! Et oui, passer d’un coup d’un seul de Linkin Park à John Legend ce n’est pas toujours évident à suivre. Ceci dit, Parmi ces sources de soubresaut, un style se distingue de tous les autres. Plus posé, plus intelligent, plus authentique, le rap -puisque c’est de lui qu’il s’agit- est CE style là qui te change à tout jamais ta vision de la musique.

Découvert à travers les disques de mes frères (Paye ton clin d’œil au thème du jour) je suis tombé littéralement amoureux de ce savant mélange de sonorités brutes et de paroles puissantes. C’est vrai j’avoue, je ne comprenais pas toujours tout, entre les doubles sens et seconds degrés du rap français et les Tupac et compagnie (que celui qui était bilingue dans un pays francophone à 8 ans me jette la première pierre) mais Dieu que c’était VIVANT!Comme vous pouvez vous en douter j’étais plus axé sur ce le rap français (faut bien que je comprenne quand même) sensé, intelligent et élitiste dans le verbe, préférant de loin Arsenik ou Oxmo Puccino au rap dit gangsta. J’ai donc grandi avec cet art est ses représentants, avec certes, le même message en général (au point que j’ai le sentiment que tout ceci n’est qu’un éternel recommencement) mais avec une énergie renouvelée et ce trait d’esprit si caractéristique.

Parmi tous ces artistes de la rime, un en particulier a retenir mon attention ces dernières années. Lui c’est Youssoupha! Musicalité marquée, paroles puissantes, personnalité réfléchie et raisonnée, ce congolais a tout pour plaire (à part peut-être sa tronche) et toutes ses apparitions sont, pour moi, un petit événement. Après le carton réalisé par son dernier album Noir d****, j’attendais le volume 2 de cette trilogie comme le retour du rap que j’aime, Parce que oui, soyons honnêtes, avec l’émergence de ces instrus de l’enfer la trap music, j’ai de plus en plus de mal à écouter du rap.

Alors qu’est ce que vaut NGRTD?

13-youssoupha-ngrtd-black-out

 

1-La musique

Dans la lignée de Noir Désir, NGRTD porte en lui l’éclectisme de l’artiste. Des compositions d’influences diverses allant du rap East Coast aux sonorités africaines en passant par l’électro et un bout de …Trap Music ( Comme quoi même les meilleurs y passent) rythment allégrement cette heure d’écoute. Varié oui, mais qu’est ce que c’est bon! Mention Spéciale à la boucle de guitare de la piste 7: a Cause de moi.

2- Les Paroles

Seigneur! J’ai des cœurs dans les yeux rien que d’y penser! Youss est un Esthète, Un virtuose, un orfèvre passé maître dans le modelage de ce métal précieux qu’est la parole . Ses textes sont des pépites, plus que des jeux de mots ou des simples figures de style, ce sont des slogans, un hymne d’amour à la langue française qu’il manie avec autant d’aisance que Senghor ou Césaire, ses illustres modèles (Où est l’amour, Blackout, Niquer ma vie, juste ce titre). Il le dit lui même, « il met un cheveu sur la langue de Molière ».

3- Les thèmes abordés

NGRTD est un Album Généreux et personnel dans lequel l’artiste se livre totalement (Référence Inside). Il y parle de son parcours (Négritude) du deuil (Mourir Mille fois), de sa jeunesse agitée (Niquer ma vie), de son rapport à la concurrence (Points communs) et à la critique(Maman m’a dit), de ce monde qui part en vrille par manque d’amour (Love Musik) tout en gardant son sens de l’engagement pour la cause africaine (Blackout) et non sans une pointe d’égotrip(Mannschaft). Il y a même un hommage magnifique au Rap français.(Chanson Française). Il fait ce dans quoi il excelle: Du rap sensé et intelligent comme on l’aime!

Cet album est-il parfait pour autant? Non. Sous certains aspects, il est même moins bon que son précédent dans la force du message, mais force est de constater que musicalement ça envoie du steak! Ecoutez le, Réécoutez le et prenez du plaisir.

Au moment où j’écris cet article, NGRTD est sorti depuis deux ans et il est toujours aussi bon. JE VOUS LE CONSEILLE VIVEMENT! Il est de LOIN LE MEILLEUR ALBUM DE RAP FRANCAIS DE L’ANNEE 2015.

Sur ce, prenez soin de vous et à très vite!

Tchuss!

« Euh Monsieur

– Oui mon brave.

– Avez vous précisé que M. Youssoupha est votre artiste Préféré?
-Darius?

-Monsieur?

-Tu es VIRE!!! »

 

Présentatrice d’émission, un métier difficile

Bonsoir les Gens,

Non je ne m’excuserai pas pour mon absence prolongée. En même temps,  ce n’est pas mon lectorat de 2 personnes et demie qui va se plaindre de l’absence de contenu du blog-exutoire  d’un mec à l’OUEST (Toute référence à un certain Black M sera passible de peine de mort, Merci!). Il ne faut pas déconner quand même!!!

Pas le temps de niaiser,  ce soir je vais réaliser un carton en mode franc-tireur sur une personne que j’aime bien, en principe. En réalité ce petit tacle glissé en mode « Arrête de faire de la merde, tu vaux mieux que ça » risque de lui faire de la pub’ (en admettant que des gens soient intéressés par mes conneries), mais bon c’est les risques du métier: quand tu critiques ouvertement quelque chose, tu lui donne un minimum d’exposition, c’est de bonne guerre!

Enfin bref, Feu sur…. DIVAN NUMERIQUE!!!

Divan Numérique est une émission produite par Studio CO2, conçue et présentée  par « roulements de tambours » Edith Brou.Ce charmant programme se résume à un interview avec des personnalités officiant dans des domaines divers et variés (blogueur, mannequin, ou encore chanteur pro, oui oui )  mais ayant pour dénominateur commun une utilisation régulière voire quotidienne, voire permanente (Bref complétez si ça vous chante) d’internet sous toutes ses formes. Le décor se résume à un…divan comme son nom l’indique et deux trois éléments de…et puis zut nous ne sommes pas là pour parler de déco (Je parle de beaucoup de choses j’avoue mais n’abusons pas! Non mais!).

La présentatrice étant reconnue pour son travail dans le digital, il va de soit que le programme a tout pour plaire aux aficionados du genre, mais aussi et surtout au grand public, les invités étant suffisamment différents les uns des autres pour ratisser large.

« En voilà un programme prometteur, alors pourquoi lui tirer dessus Majesté??? » 

Bah, parce que, mon petit Jean-Eustache, de la promesse à son accomplissement il peut y avoir un univers, les politiciens nous le prouvent tous les jours. Mais également à cause des errements de l’équivalent dans le petit monde du blogging de DJ ARAFAT (en termes de positionnement hein, parce que pour ce qui est du reste…).

Je ne connais que très peu la Charmante Edith Brou dans la vie, voire pas du tout, mais son « acting » dans l’émission rappelle vaguement les débuts d’Isabelle Ano dans l’émission « tendances ». Tout était surjoué, artificiel donc désagréable. Les traits d’humour sont douteux, limite malaisants (Mention Spéciale aux deux séquences de danse dans l’interview de Guy Armand M’bourou).

En outre l’éternelle question à la réponse évidente: « Peux-tu passer une semaine sans internet » EST FRANCHEMENT CASSE PIEDS? Qu’est-ce qu’ils foutraient là sinon?

Autre point noir, les passage de « lèche ». Dès lors qu’un invité envoie une référence à la présentatrice en mode « Edith Brou, modèle Tutti quanti » ça me sort du truc direct! OK, On sait tous QUI est Edith Brou, inutile de nous le rappeler, là elle est présentatrice, qu’on s’y tienne SVP! Merci!

Il y a aussi les phrases « promotionnelles »: « Internet change la vie… », Internet ceci internet cela, internet c’est génial, c’est mignon 5 minutes mais c’est chiant et redondant. L’émission fait la promotion d’internet mais un peu de subtilité n’a jamais tué personne.

Il est clair que l’on pourrait mettre cela sur le compte du manque d’expérience et que les choses s’amélioreront au fil du temps mais bon autant soulever les point dès maintenant parce que sincèrement cette émission a du potentiel (Oui, moi aussi je fais des compliments) et ce serait vraiment dommage que ces écueils nuisent à sa popularisation.

C’est sur ces douces paroles que je vous demande la route, certes j’ai fait un peu de chipotage mais c’est surtout mon avis hein, d’autres s’en arrangent, et me diraient des méchancetés en me lisant mais bon c’est le jeu, les avis c’est comme le cœur, tout le monde en a un (Ce n’est pas exactement ça l’expression mais bon…)

Pas trop de commentaires peu sympas sur mon absence, je sais que vous ai manqué mais quand même (Seigneur, je suis vraiment un cas désespéré quand je m’y mets), Allez Je vous fais des bisous et à très vite, promis!

Tchuss!

Le Gay-trait de caractère

Bienvenue à tous!

Aujourd’hui, j’ai l’intention d’aborder un sujet qui déchaîne les passions, les nec plus ultra des débats préférés de cette génération pour qui « essentiel » est une grave insulte: L’homosexualité. Mais attention, je n’aborderai pas l’entièreté du propos, non pas pour éviter de rentrer dans un passage à tabac intellectuel et moral de ce phénomène mais plutôt pour me concentrer sur cet aspect particulier qu’est son traitement, notamment dans les médias, ce que j’ai appelé le gay-trait de caractère.

Comme vous avez pu le remarquer dans l’article précédent (la blackisation), la forme pour moi ça compte presque autant que le fond, voire plus dans certains cas. En effet, elle peut influencer la perception qu’on se fait des choses mêmes les plus anodines, les faisant passer de pur n’importe quoi à sujet de conversation ultime. Je vous laisse donc imaginer ce qu’elle fait des sujets sensibles, qui sont universellement reconnus comme tels et font l’objet d’un jugement de valeur relativement rationnel. Parce que si la blackisation n’est qu’un vulgaire phénomène marginal de production cinématographique, là on est sur du lourd. Un thème qui a pris une telle importance qu’il devient un volet essentiel de la visite de l’homme le plus puissant du monde dans son pays d’origine (Salut oncle barack!!!). Alors quel est donc le traitement si problématique de ce truc?

« Superbe introduction Monsieur!

-Merci Gaston! Ah au fait…

– Oui Monsieur?

-Tu es Viré!!!

-Mais Monsieur?

-DEHORS!!!

Voilà voilà!Maintenant je pense qu’on s’est compris sur le fait que je n’apprécie guère être interrompu ». 

Commençons! En passant en revue ce que les médias relaient, d’hollywood, des comics, ou de la pop culture en général,les homosexuels se sont vu attribuer des qualités qu’on a attribué, avec le temps, à leur condition (tu parles d’un délire), passant d’un grand sens de l’humour à une élégance hors norme, sans parler de cette incroyable sensibilité. Pire, certains sont devenus des icônes pour tout une génération.

Benoît, Vainqueur de la Saison 4 de Secret story (la grosse arnaque de TF1) est l’exemple numéro 1 du « gay bon copain »! Drôle à souhait, sensible, proche des demoiselles, et qui a toujours le bon petit mot pour remotiver sa copine. Je parle de lui mais bon les exemples sont légion hein. Aujourd’hui, toutes les pouffes bombes atomiques soit disant, ont leur petit camarade homo. Pour ces jeunes filles: « C’est l’ami idéal, à qui l’on peut se confier sans qu’il tente de nous sauter dessus et qu’est ce qu’il est marrant!!! » En gros, les gay sont de super potes qui sont plus efficaces en conseil, qui ne leur piqueront pas les fringues de leurs copines ni leur copain, et qui ont l’avantage de rester convenable en toute circonstance. Ok Fine!

Ne me regardez pas comme ça, oui j’ai un problème avec l’homosexualité c’est clair et net! Mais ce n’est pas ça que je fustige sur ce coup, là je m’en prends au fait que ce soit devenu un trait de caractère. C’est une partie de leur vie, un aspect de leur personnalité par LEUR personnalité.

Vous voyez ou je veux en venir? Je crois que oui! Mais attendez que je vous expose la suite.

North Star, Super Héros et gay
North Star, Super Héros et gay

North Star, de son « vrai nom » Jean-Paul Beaubier, est le premier super héros des comics de Marvel homosexuel (tu parles d’une particularité).  Autour de la création du personnage, l’auteur, John Byrne déclarait qu’au lancement de la série en 1983, les personnages de la Division Alpha n’avaient que peu de personnalité, et qu’il avait décidé de les remanier un peu. Par conséquent il a pensé qu’il était temps de faire un super-héros gay, et comme j’étais « forcé » de donner de la profondeur à la Division Alpha, je pouvais tant qu’à faire rendre l’un d’eux gay ».

Alors, on résume, Wolverine est impulsif, Spiderman insouciant,  Charles Xavier Sage et Northstar, Gay? Quoi? Attendez, donc si j’ai bien compris, avoir une orientation sexuelle déviante est un signe de profondeur, une affirmation de sa personnalité? Ok je vois. Hmmm, voyons, boire comme un trou aussi est l’affirmation de son attachement aux substances enivrantes, le témoin d’un engagement profond envers une chose qui en fin de compte ne fait pas que du bien (et encore). Je ne sais pas pour vous mais Moi j’appelle ça de l’inconscience.

Oui mes chers, désormais être homo est synonyme de drôle, sensible ou torturé. Mais là où ça devient carrément délirant c’est lorsqu’on attribue ce truc au summum du mec empathique:ce que certains appellent le nice guy. Vous savez, l’archétype du type bien, du mec en qui tu peux tellement avoir confiance que tu lui confierais ta vie sans hésiter, le meilleur pote de service quoi! Bon bah, désormais, en plus de toutes ces qualités, ce pote parfait est gay. On peut être sympa et hétéro les gens, faut pas croire!

Jamal Lyon, Le mec Bien Gay

Exemple:  JAMAL LYON de la série Empire. Lui c’est juste, le Mec Bien par essence: Respectueux, talentueux, passionné, rejeté par son père qu’il tente à tout prix d’impressionner. Bref le gars avec lequel on accroche direct!!! Pourquoi fallait-il que le personnage qui provoque le plus d’empathie dans cette série de tarés soit gay? Le mec a tout ce qu’il faut pour être le gendre idéal, mais non, lui aime les hommes. Je sais ce que vous allez me dire: « Tu abuse, c’est leurs personnages et leurs œuvres. Ils en font ce que bon leur semble. »

Mais bon soyons honnêtes, les petits jeunes qui s’identifient à ce genre de personnages, peuvent avoir la volonté de ressembler à tous égards à leur « héros ». On passerait presque à la célébration de l’homosexualité, genre,  gay comme NOTHSTAR! C’est comme si être gay était une qualité! Pire encore , des millions de petit garçons réservés et repliés sur eux-mêmes pourraient être vus et traités comme des gays, alors qu’ils sont juste réservés (ça c’est un vrai très de caractère tiens!). Dans les 2 cas, leur sexualité leur serait imposée, et dans le second ce serait encore pire.

Comme si la seule façon d’être un homme serait d’être extraverti, exubérant et plein d’assurance et qu’avoir un caractère plus discret et plus posé serait gay.JE pourrais m’étendre des heures sur le sujet et je suis d’ailleurs ouvert à toute discussion, mais pour moi c’est clair et net, incorporer ces petites idées préconçues c’est malsain. Si changer la couleur de peau d’un personnage est un simple procédé artistique, la gay-trait de caractère est une IMMENSE escroquerie morale que je ne pourrais me permettre de laisser passer sans rien dire. C’est vrai en plus! Il est tellement plus facile de faire accepter la sexualité d’un mec bien que la toxicomanie d’un gamin violent. Ce traitement te dédramatise sec un problème aussi grave. Plus insidueux, tu meurs!

Après, Chacun est libre de penser ce qu’il veut, mais moi je refuse d’attribuer un quelconque caractère à une personne, à partir de sa sexualité. Ce serait limiter la définition d’un homme à trop peu de choses. A ce titre je conviens avec cette phrase d’ORELSAN:  » Danser à poil sur un chariot, c’est ça votre fierté? »

En somme,  appelons les choses par leur nom et refusons qu’on nous redéfinisse notre vision de la vie avec de tels stratagèmes. Regardons nos films et séries, rigolons et retournons bosser, parce qu’en fin de compte, c’est d’abord pour ça qu’ils existent.

Bonjour chez Vous!!!

« -Darius?

-Monsieur?

-Prends ta soirée, j’ai besoin d’être seul

-Merci Monsieur »

La Blackisation des personnages

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Will Smith, futur Floyd Lawton alias Deadshot

   

« Bonjour, Bonsoir à tous, c’est votre bon vieux Damian!

-Précision inutile Monsieur, nous sommes sur votre blog.

-Augustin?

-Monsieur?

-Tu es viré!!! »

Ce sacripant remis à sa place, nous pouvons  commencer très chers. Aujourd’hui, j’ai bien envie d’aborder un procédé qui a tendance à me donner envie de devenir psychopathe taper sur le système, tant il déchaîne les passions pour pas grand chose. Véritable vecteur d’idées nouvelles pour certains, trahison des valeurs conservatrices pour d’autres, cette pratique tout droit sorti d’une conspiration frappadingue récurrente depuis quelques années a déclenché une grosse polémique chez ces observateurs que j’appelle affectueusement « la confrérie des gens qui n’ont rien d’autre à faire de leur vie ». Aussi votre serviteur ne peut-il pas laisser passer cette occasion de vous faire voir les choses autrement.

La pratique objet de cet écrit et de tout ce remue ménage, je l’ai gentiment intitulé: « la blackisation ». Là vous vous demandez sûrement: « Qu’est-ce que ce vocable Complètement dégueulasse aussi particulier veut bien pouvoir signifier » ?Bah, c’est tout simplement le changement de couleur de peau effectué par certains personnages le temps d’un passage au cinéma. En d’autres termes des personnages blancs à l’origine qui sont interprétés par des acteurs afro américains.

Personnellement je l’ai découvert pour la première fois dans le Daredevil de Mark Steven Johnson (Avec un ben Affleck nul à pleurer). Dans ce film, le sombre Wilson Fisk (le caïd, Ennemi juré de Daredevil) était joué par le regretté Michael Clark Duncan (Le gros black de la ligne verte).

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Wilson Fisk version comics VS Michael Clark Duncan

Globalement, le personnage ressemblait à un cliché de la petite frappe débrouillarde du ghetto devenue un baron de la pègre. D’ailleurs, la bande son très hip hop qui accompagnait son entrée l’indiquait clairement: c’est un gros balaise des quartiers! Et donc un gros tas de muscles pas forcément intelligent. Certes, on était loin du descendant du mafieux russe Anatoly Fiskov (identité de Fisk dans le comics) mais pour les néophytes, ce n’était pas si mal, Michael Clarke Duncan était plutôt crédible en…. euh non en fait, c’était une idée de merde, au passage on a perdu toute l’essence de la relation entre Daredevil et le caïd, qui à la base est un rapport de  complémentarité entre bien et mal (le big love entre batman et le joker en est un autre exemple).Ici, elle est résumée à une simple histoire de vengeance toute basique ;  » Tu as tué mon papa! Tu as tué ma meuf, naaaaaaaaah ». Un thème aussi central ne saurait être laissé de côté pour une adaptation, même si l’on veut renouveler l’histoire.  En gros, la blackisation de ce personnage a abouti a un déni complet de son identité et de ses implications même dans l’histoire, un GROS RATAGE. Résumer Le caïd à ça c’est criminel! A la fin du film, on a l’impression que le Caïd n’est qu’un ennemi de transition, qui aurait pu être remplacé par n’importe quel supervilain, pour peu qu’il ait tué le père de Matt Murdock (Daredevil). Sur ce coup, la blackisation était une MAUVAISE IDEE !!!!

Arrêtons nous un instant mes chers, si vous avez remarqué, je m’en prends au parti pris artistique et non pas aux idées introduites par la confrérie susmentionnée. Ne vous inquiétez pas, ça vient.

Passons à présent à la Blackisation la plus décriée de ces dernières années, Idriss Elba en Heimdall.

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Idriss Elba Vs Heimdall Version Comics

A ce niveau là, du point de vue de l’histoire d’origine(un peu comme dans daredevil) le bon sens le plus basique se prend un doigt dans l’oeil direct!!! Pour toi qui ne le sait pas, ô jeune padawan, Heimdall, dans la mythologie nordique était autrement appelé le Dieu Blanc. Par conséquent, le faire jouer par un black c’était un pari foireux en principe. Cela dit, au delà de la crédibilité mythologique, c’est surtout sur l’enjeu de cette blackisation que je veux m’attarder. Idriss Elba est un super acteur qui a parfaitement rendu le stoïque Dieu Blanc à l’écran. Et, pour avoir visité brièvement le comics, la caractéristique raciale de Heimdall n’influe aucunement la narration. A ce compte là, on s’en fout un peu qu’il soit blanc ou noir, surtout que ça n’a pas de réel impact sur l’histoire(la répétition est pédagogique Messieurs dames). Sans compter que les auteurs des comics revisitent les mythologies selon leur propres goûts (avec des fortunes diverses). A ce compte là, on pourrait pester sur le fait que Thor n’aie pas son char tiré par des chèvres dans le film.

Sur ce coup la blackisation n’est pas si mauvaise, en l’espèce ça sert même, en plus de l’apport à l’histoire, la rentabilité du film car avec Idris Elba au casting c’est un bon argument pour aller au cinoche, surtout pour les dames.

Voyez vous où je veux en venir? Je crois que oui Pardi! Honnêtement, je préfère prendre ces fims pour ce qu’ils sont: du divertissement! Sans pour autant nier la part de machine idéologique que peut constituer le cinéma, je préfère de loin, le cantonner à son rôle premier plutôt qu’à  perdre mon temps en élucubrations sans intérêt qui me gâcheront le spectacle. C’est vrai quoi! L’important c’est l’impact qu’un personnage et son background peuvent apporter à l’histoire! Par conséquent, tant que le blackiser peut enrichir l’histoire c’est cool (pour moi en tout cas), c’est réduire cette démarche à une propagande hypocrite et putassière du « vivre ensemble dans une société cosmopolite » qui me vole dans les plumes!

Parce que c’est vrai, il y en a qui y voient la volonté de faire tourner les films sur cette volonté de faire un calque nullissime de la pensée « rassembliste » qui prévaut dans le monde actuel.Ces derniers s’opposant à d’autres qui y voient de véritables sacrilèges (la répétition est pédagogique vous dis-je). Et bien chers amis de LA confrérie vous êtes tous à côté de la plaque!

Les « citoyens du monde » devraient songer à voir les interviews des réalisateurs pour voir leurs intentions de base avant de commencer à donner leur opinion. J’en connais qui seraient surpris d’en découvrir les réelles motivations. Par ailleurs ce n’est pas tout neuf ce truc, si je parle des films adaptés de comics, c’est pour éviter de digresser. Parce qu’en vrai, il y a pas mal de films qui, pour leur réadaptation ont attribué certains rôles à des acteurs noirs (voir wild wild west). Dès cet instant, le jugement de valeur que vous accordez à cette démarche se casse carrément la figure mes mignons.

James West (Wild wild West) Avant-après

Quant aux fanboys des comics, je leur dirai d’aller se faire cuire un œuf que le passage au cinéma, sur un nouveau support donc, implique une réécriture de l’univers qui donne le droit aux réalisateurs d’en faire ce qu’ils veulent, dans l’intérêt du film, plus que de l’adaptation. Il reste juste à prier pour que ce soit un bon film mais attendre une satisfaction totale de vos attentes serai utopique, surtout que rendre une parfaite copie d’un univers adapté réduirait l’intérêt du film.

Personnellement, je me vois mal en train de me plaindre du Ben Urich noir de la série NetFlix  Daredevil (que je vous recommande vivement) , joué par Vondie Curtis-Hall, qui est excellent en petite fouine de service, encore moins de Jamie Foxx en Electro dans The Amazing Spiderman, le destin d’un héros, qui joue plutôt bien son rôle (je déconne pour Jamie Foxx). Au passage, j’aimerai bien voir à quoi va ressembler le Johnny Storm Noir du Prochain « Fantastic Four » ou le très attendu Will Smith Deadshot du très attendu (au tournant) Suicide Squad!

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Vondie Curtis Hall de Daredevil la Série Vs Ben Urich du comics

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Bref, la blackisation n’est ni plus ni moins qu’une démarche artistique comme une autre, c’est ce qu’on en fait qui pose problème. Pourquoi faire autant de bruit pour des choses qui en fin de compte n’occupent que peu de place dans notre quotidien, au point de se balancer des piques via twitter. Regardons simplement nos films et retournons bosser après, parce qu’en fin de compte ils sont d’abord là pour ça!

Allez Ciao!

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« Très belle Conclusion Monsieur!

-Merci Gaston! »